Liberté, Égalité, Fraternité

Illustration page d'accueil - Véronique Jacquemoud

Ou, comment acquérir la capacité d’accueillir ?

ColombeLIBERTE…

Vous sentez-vous libre ? Mais vraiment…

Jusque dans l’intime et la conviction profonde que vous menez votre vie en toute LIBERTE… C’est à dire en conscience de vos choix et de la direction que vous avez donné à votre vie ? Vous sentez-vous aujourd’hui être le seul « leader » de votre propre vie ? Autrement dit : le capitaine de votre navire ? Faites-vous ce que vous aimez ? Ou plutôt, aimez-vous ce que vous faites ? Mais vraiment… Vos choix de vie personnelle, de couple et professionnelle portent-ils ce signe de la liberté qui vous permet d’être et d’exister dans toute votre singularité, dans votre unicité ? Ces choix en conscience qui vous permettent d’être et de partager avec les autres ce que vous êtes vraiment, au plus profond de vous et d’exprimer votre propre humanité.

EGALITE…

Vous sentez-vous capable de considérer l’autre, celui qui n’est pas vous, donc « l’étranger » avec égalité ? Mais vraiment.

Jusque dans votre propre capacité à accepter les différences et à ne jamais rejeter qui que ce soit parce qu’il/elle ne fonctionne pas, ne pense pas, ne « possède pas », et ne fait pas comme vous ? Aimez-vous par exemple tous les membres de votre famille avec EGALITE ? C’est-à-dire en acceptant leurs différences, d’argent, de pensées, de points de vue, d’action et finalement leur manière d’être au monde. Vous sentez-vous enrichi de ce partage de vos différences qui toujours et inévitablement renforcent votre richesse intérieure ?

Si c’est le cas, BRAVO !

Vous êtes alors de ces rares personnes qui acceptent la vie comme elle est, et qui se sont sortis des conflits… Vous faites partie de ces gens qui ont fait le choix conscient de la voie de l’apaisement et de la paix. Parce que le conflit conduit toujours et inévitablement à le mener d’abord et avant toute chose avec nous-mêmes.

Nos conflits intérieurs se reflètent à l’extérieur.

L’extérieur est à l’image de nos conflits intérieurs.

Mais que pouvons nous faire, – nous autres ? Si ce n’est peut-être de commencer par nous-même, en travaillant sur nous, afin d’acquérir la capacité d’identifier et d’accepter nos conflits intérieurs, dans le but de les dépasser. Il est de notre ressort de mettre des mots sur nos frustrations, nos fausses croyances, nos envies, nos peurs, afin d’évacuer ces pensées sclérosantes qui nous éloignent de cet « autre » qui pourtant est notre égal.

« Ce que l’on regarde en face s’efface. Ce que l’on fuit nous poursuit » dit l’adage !

COMPLICITE

FRATERNITE…

Je me souviens encore très bien de toutes celles et ceux qui se sont tellement amusés et moqués de Ségolène Royal lors de son grand show d’après les élections présidentielles. Elle appelait à la FRA-TER-NI-TE. Le sens du mot a été, à l’époque, malheureusement englouti, à mon sens, par le style du show.

Mais en effet, dans une société ou – plus encore – dans une humanité aujourd’hui en pleine mutation, où ce sont les différences (l’individualité dans sa singularité) qui font aujourd’hui la richesse de son essence, il est difficile de développer ou de manifester notre fraternité, qui, dans sa définition est « ce lien affectif et moral qui unit une fratrie».

Car sait-on encore aujourd’hui où se trouve notre « fratrie » ? Quelle est votre fratrie ? Si ce n’est aujourd’hui dans le lien profond que nous gardons manifestement avec la Nation ? Alors faut-il attendre, toujours et encore, des drames, pour pouvoir manifester notre FRATERNITE et nous exposer, sur fond de couleurs bleu-blanc-rouge sur les réseaux sociaux ? Et dans cette manifestation à notre attachement à la Nation, où se trouvent nos propres limites ? Celles qui distinguent une volonté d’être unis ou celles qui s’expriment au travers d’une volonté de plus en plus exacerbée à se protéger, se replier. Et finalement rejeter.

L’histoire ne nous a t-elle pas suffisamment enseigné à quoi menait ce réflexe de repli collectif, lié à l’identité ?

Aux extrêmes, au rejet.

L’histoire ne nous a t-elle pas suffisamment enseigné que cette solution n’aboutissait qu’à remplacer un drame par un autre drame ?

Alors oui, il est évident pour un certain nombre d’entre nous qu’ensuite, nous pourrons toujours et encore nous mobiliser – tous ensemble – contre ce manque d’humanité.

Mais avons-nous besoin d’en arriver là pour nous sentir encore unis ? N’existe t-il pas une autre voie pour se re-contacter avec ce besoin du «vivre ensemble» qui à l’heure actuelle se trouve inévitablement ré-interrogé à travers notre capacité, d’abord et avant tout à vivre avec soi-même.

Nelson Mandela« Sois le changement que tu veux voir dans le Monde »…

Combien sommes nous à porter ce beau message, à l’exposer, à le « liker » sans être en capacité de l’incarner ? Mais vraiment.

Etes-vous le changement que vous voulez voir dans le Monde dans votre réalité quotidienne, avec votre amoureux/amoureuse, vos enfants, vos patrons, vos collègues ou vos salariés, vos administrés ? Qu’en

est-il de votre propre réalité quotidienne par rapport à ces valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ? Vous sentez-vous être ce « leader » du 21ème siècle qui grandi et fait grandir les autres ?

Comment sinon, incarner peut-être mieux ou différemment ces mots (Sois le changement que tu veux voir dans le Monde) ? Si ce n’est en commençant à RALENTIR, pour réfléchir, ressentir, afin de revisiter cet ENONCE qui aujourd’hui nous est une nouvelle fois exposé en pleine face.

Ralentir ???? CA VA PAS ! me diraient certains de mes amis.

Comme si cette opportunité de pouvoir se mobiliser autour d’un nouvel énoncé revenait à nous comme une chance que nous ne voyons pas, comme une possibilité de cesser de s’arque bouter sur des dogmes, des idéologies, mais aussi sur des croyances collectives désormais dépassées.

Si l’école de la République m’a appris des choses « utiles », c’est l’école de la vie qui m’a enseigné l’essentiel de ce qui me permet d’avancer. Mon père me le disait, par exemple, tous les jours avant un examen :

« Ma chérie, ne commence jamais à rédiger ta « copie » tant que tu n’as pas compris l’énoncé ». Et si tu as 4 heures, et qu’il faut que tu en passes 2 à tenter de comprendre l’énoncé, prends les » !

QuestionnementMais CA VA PAS ! une seconde fois…

Parce que l’urgence, cette sensation qui fait que les gens n’ont jamais de temps, cette urgence nous permet finalement de ne pas penser. Elle nous est bien utile cette urgence dans un monde que nous voyons évoluer sans plus oser se remettre en question.

Et vous… Quel temps consacrez-vous à comprendre ce que la vie vous offre en guise d’opportunités ? Quelle est votre capacité à seulement ECOUTER ? Et de quels moyens vous êtes vous dotés afin d’entendre ce qui se joue dans vos vies, avant de pouvoir prendre des décisions et passer à l’action ?

Entendez-vous le chant du changement ? Pourquoi ne pas tenter de l’accepter tel qu’il est plutôt que de vouloir tout analyser, sans doute pour se rassurer en fonçant tête baissée ? Et que se passe t-il quand on analyse – pire – quand on ne prend des décisions qu’avec la « tête », sans connexion à son « cœur » et à son “corps”, qui sont pourtant ici pour nous guider. Qui est aujourd’hui véritablement à l’écoute de son corps ? !

Alors certes, revisiter nos idées reçues, identifier nos propres stigmates, dogmes et système de croyances individuelles et collectives sur les gens, sur nous-mêmes et sur le monde demande du courage… Le courage de désapprendre. Le courage d’aller vers le silence, le « vide » pour permettre de nous renouveler, d’évoluer.

Et vous, où en êtes-vous avec le renouvellement de votre « disque dur » ?! Pensez-vous de temps en temps à le nettoyer ?! Qu’avez-vous envie, en conscience, de garder ? Qu’avez-vous, en conscience, envie de faire évoluer ? Avez-vous, vous aussi, mis au musée quelques croyances individuelles et/ou collectives limitantes et dépassées ?!

L’appel qui nous est fait, n’est-il pas celui de cesser de résister ? « Vous m’avez enlevé l’être qui m’était le plus cher, vous n’aurez pas ma haine ». Sacrée leçon d’humilité. (cf. phrase issue d’un texte écrit par un journaliste à l’occasion des attentats de Paris).

N’avez-vous pas envie, parfois, de rompre avec ce ressenti généralisé que nous ramons à contre courant ? Dans les entreprises, dans le management, dans l’univers politique, dans l’éducation, dans le monde de la finance, dans nos couples, et au cœur parfois de nos familles… Ne vous sentez-vous pas, parfois, fatigué(e)s, inquiets voire épuisé(e)s ? Ne serait-ce pas parce que vous vous accrochez ?!

SILENCErRevenir à l’essence, à l’essentiel. La nature est un guide universel. Elle nous apporte tous les jours ses enseignements. Mais qui d’entre nous sait encore aujourd’hui, seulement la regarder et l’écouter ? L’eau contourne le rocher, l’obstacle. Elle glisse et ne s’acharne pas à vouloir le dominer. Elle l’accepte dans un principe de globalité, d’équité. Parce que tout est re-lié. Et accepter la présence du rocher c’est déjà «lâcher» et cesser de s’acharner.

Alors comment interroger aujourd’hui ce triptyque Liberté-Egalité-Fraternité – figurant dans l’article 2 de la constitution française depuis 1958 ? Ne voit-on pas émerger un besoin, peut-être, plus grand d’humanité ? N’entend t-on pas le souffle du changement ? Qui nous demande – peut-être – d’aller finalement dans le sens de l’EQUITE ?

Cette EQUITE, qui, en sortant du domaine, désormais trop étroit de la morale, pourrait nous guider pour nous investir et nous installer dans l’espace accueillant de l’éthique, de la simplicité et de la facilité. Ecouter ce qui est et aimer la réalité. Acquérir finalement la capacité d’accueillir.

La facilité ? CA VA PAS ! Troisième édition.

Parce qu’on nous a tellement dit que : « si ce n’était pas difficile, ce que nous faisions n’avait aucune valeur ». Et la valeur, on la recherche toutes et tous dans ce que nous faisons. Car sans valeur, point de reconnaissance de qui nous sommes ! Donc point de possibilité à avoir le sentiment d’EXISTER.

Ces croyances semblent aujourd’hui devoir cesser. Mais vraiment.

Car le talent est, par définition, ce dans quoi nous pouvons, non seulement nous exprimer, mais ce qui représente l’essence de ce qui nous singularise. Là où se niche notre « meilleur », afin de le partager.

Mais là, ON A UN GROS PROBLEME !

Comme c’est notre talent, non seulement il est facile, mais en plus nous y prenons du plaisir. Insoutenable légèreté de la vérité face à une croyance collective jamais revisitée, qui nous menace du saut de la culpabilité… si nous avons l’impertinence d’accueillir la vie dans le plaisir et la facilité.

Pourtant aujourd’hui, ce n’est certainement plus d’une société moralisatrice et culpabilisatrice, mais d’une société équitable et éthique dont nous avons le plus besoin pour nous re-sentir être et vivre dans la liberté. Cette équité qui pourrait nous guider, et cette éthique qui se propose à nous et que nous avons à réinventer.

L’équité, du latin aequitas, désigne « une forme d’égalité ou de juste traitement ».

Elle appelle des notions de justice naturelle et d’éthique, dans l’appréciation par tous et chacun de ce qui est dû à chacun ; au-delà des seules règles du droit en vigueur.

Dans la société humaine, l’équité permet une discrimination positive adaptant les conséquences de la Loi (souvent générale) aux circonstances et à la singularité des situations et des personnes (spécificités historiques, socioculturelles liées aux passés et cultures individuels).

ecole altertiveN’est-ce pas ici le modèle que certains pionniers de l’école alternative ne cessent de proposer ? Considérer l’enfant comme un tout, mais aussi dans sa singularité, son rythme d’apprentissage et de développement. Prendre en considération la différence. Plutôt que d’imposer, pourquoi ne pas devenir des guides, des accompagnants, et des forces créatives de propositions. Devenons des proposants ! Plutôt que des imposants. Dans ces écoles, il n’y a plus de Maîtres ou de Maitresses tout puissants mais un espace de liberté où adultes et enfants se retrouvent dans une relation d’équité d’un point de vue humain c’est à dire vis-à-vis de la vie. Tout simplement.

La notion d’équité appelle celle d’impartialité et de justice, et se rapproche de celle d’égalité des chances (relevant plutôt du domaine de l’éthique) tandis que la notion d’égalité se rapproche de l’égalité de traitement (relevant plutôt du domaine de la morale), bien que ces notions soient proches.

J’entends aujourd’hui des porteurs de paroles. Je les diffuse même pour certains. Toutefois, dans mes rencontres, je croise des personnes bienveillantes qui prônent l’acceptation des différences et qui, par attachement (ou endoctrinement ?) religieux, militent contre le mariage des homosexuels. Des personnes qui prônent le non-jugement pour « mieux vivre » avec soi-même et avec les autres. Et qui parallèlement dénoncent et jugent les pratiques sexuelles sous couvert d’un dogmatisme religieux dans lequel eux-mêmes se sont engagés/enfermés. Comme s’il n’existait qu’un seul modèle, une seule vérité.

Alors, si il y a bien une chose que je ne comprends plus dans ce monde, c’est la raison pour laquelle plutôt que d’accepter les différences pour qu’elles nous enrichissent et nous complètent, plutôt que de chercher à partager, on cherche à dominer, imposer, moraliser, culpabiliser. Wellcome home… en Occident.

Mais MERDE !

ForceQuand est-ce qu’on écoutera l’autre sans forcément se faire croire à une forme de supériorité ? Quand est-ce qu’on comprendra que quand le regard se pose au niveau de la valeur humaine, il n’existe ni race, ni religion, ni couleur, ni statut social, ni héros, ni dominant, ni dominé, ni victime… mais des hommes et des femmes reliés par une seule et fondamentale qualité : leur valeur humaine.

Se reconnaître individuellement et collectivement vis-à-vis de notre valeur humaine, en toute humilité, ne permettrait-il pas de sauvegarder les principes et idéaux de la démocratie ? Car à force de se nier, de nier la nature de notre essence, à force de s’inventer des statuts et des échelles de valeurs – et je parle ici principalement de nos dirigeants (politiques, économiques) – à force de proposer aux parents d’élever leurs enfants dans des sociétés dictées par la concurrence, la consommation en guise d’unique moyen de se sentir exister, et la compétitivité, on continue à se faire croire qu’on vaut plus ou moins que nos voisins, qu’on détient LA vérité et qu’on peut l’imposer aux autres.

Certains s’épuisent bien souvent à imiter, jalouser, s’endetter, en se faisant croire que « les autres » sont finalement plus en capacité qu’eux à trouver la liberté d’être et le bonheur sur cette terre. Parce que oui, en effet, ce qui se joue derrière tout cela c’est notre recherche collective du bonheur et de la simplicité.

Mais que construisons-nous collectivement ? Un monde où l’on juge, où l’on critique, où l’on rejette et finalement où l’on se met à combattre. Cette posture est-elle notre meilleur serviteur pour jouer collectivement la carte du vivre ensemble ? Où ne Révèle-t-elle PAS les contours de notre fin ?

« On n’a pas le choix ma pauvre Lucette » me dirait un ami proche issu du milieu politique. « C’est comme ça » « On ne peut rien faire » etc.

manuscritMais SI ! Ou alors dites-moi où cela est écrit ?

Nous avons le choix. Mais il faut entendre ici combien d’entre nos leaders n’arrivent plus du tout à être des leaders. Cela fait assez longtemps maintenant me semble-t-il qu’un avis de recherche a été lancé ! Mais où sont nos leaders de demain ? Et combien d’entre nous, simples citoyens, n’arrivons plus non plus à garder la connexion avec ce qu’on appel notre « libre arbitre ». Aurions-nous démissionné ? En continuant à se faire croire que nous n’avons pas le choix. Le fameux “Je pense donc je suis” semble s’être substitué progressivement par un malheureux “Je critique donc je suis”, phase annonciatrice de l’élan populaire actuelle du : « Je rejette, donc je survis ».

Les clignotants sont pourtant dans le rouge depuis longtemps, non ?

Alors, quid de notre besoin vital de reconnaissance ? Ce fameux graal que nous poursuivons, légitimement, mais en continuant à se faire croire que la reconnaissance ne peut venir que quand nous avons « battu » l’autre. Parce que dans tout cela c’est bien aussi de RECONNAISSANCE dont il s’agit. Reconnaître l’autre et être reconnu. C’est fondamental. C’est se sentir respecté, c’est respecter. C’est exister.

Mais à l’école, au travail et même entre les femmes et les hommes, on nous construit et on se laisse construire un monde qui nous fait croire que le modèle est celui d’un rapport de force où soit on domine, soit on est dominé. On fait alors le choix, sans aucune conscience de ce que cela produit à l’échelle du collectif, du conflit et du combat. Combat de celui qui est différent. Combat de celui qui pense différemment. Combat de celui qui réussit. Honte à celui qui échoue. Mais surtout « ne lâche rien » nous dit-on en guise d’encouragement quand nous sommes épuisés.

Alors MERDE une deuxième fois !

Le temps n’est-il pas venu justement de tout lâcher ? Lâcher nos croyances collectives limitantes, lâcher nos préjugés, lâcher nos égos, lâcher nos peurs, ces fausses évidences qui apparaissent comme vraies, admettre avec humilité nos blessures et faire avec elles, le chemin qui conduit à la paix. Cela demande du courage. Certes. Le courage de s’élever sans doute un peu au dessus du débat proposé, au dessus de la mêlée. S’élever spirituellement. Et oui, le mot est lâché lui aussi ! Où en sommes-nous, en ce bas monde, avec notre rapport à notre spiritualité ? Pas celle des religions. Non. Celle qui est en lien avec la vie, avec ce quelque chose de plus grand que nous et qui respecte les lois de la nature. Pas la spiritualité qui a été construite par l’homme, et soit disant pour l’homme, qui aujourd’hui nous enferme dans des pensées dogmatiques si on n’y prend garde et qui ne nous permet plus aujourd’hui ni de guider, ni d’être guidé, ni de panser le monde.

Le temps n’est plus à essayer de prévoir l’avenir comme on nous l’a raconté…

« Au fait ! As-tu pensé à cotiser à ta caisse de retraire ?? »

Le temps est aujourd’hui à simplement pouvoir permettre un avenir. S’y autoriser.

« Au fait ! As-tu pensé à prendre du temps cette semaine pour toi, à ne RIEN faire, à t‘écouter pour avancer et partager ? »

penduleL’heure n’est plus à penser le monde mais à le panser

Des blessures, nous en sommes TOUS porteurs. La guérison à rechercher n’est donc plus celle des sociétés mais avant elle, n’est-on pas face à l’urgence – cette fois-ci réelle – de guérir l’âme de nos sociétés ?

Cette guérison de l’âme qui ne passera que par notre re-connexion à nous-mêmes, à notre cœur, à notre corps, et à cette humanité, qui stagne au fond de nous, sans même ne plus pouvoir l’entre apercevoir. Alors que la solution se trouve dans cet espace intime et intérieur. « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

« Ben… ce n’est pas qu’un concept alors ?! Une belle citation que j’aime donner lors de mes discours d’introduction ??»

Et non… C’est une vision du monde. Une proposition à changer notre regard sur le monde et sur nos conditionnements. C’est une invitation à cesser de croire que l’extérieur, les « autres » sont responsables de nos « malheurs ».

« Je suis malheureuse, mais c’est à cause de mon mari, il ne m’écoute jamais quand je parle. D’ailleurs, mon patron, c’est la même chose !! Ma mère m’avait prévenu, les hommes, tous des xxx. Je rêve qu’ils puissent changer un jour… Je fais tout ce que je peux pour ! » Etc.

Traduction : « Je fais tout ce que je peux pour ne pas les accepter comme ils sont et je fais tout ce que je peux – et avec une énergie sans pareil – pour ne jamais me demander ce que je fais, moi, pour qu’ils n’aient pas envie de m’écouter.

Sois le changement que tu veux voir dans le monde nous signifie en fait : regarde à l’intérieur de toi et retrouve toi en te reconnectant avec ta foi, ta lumière et la conscience du sens de l’existence.

Dans notre monde, une majorité semble aveuglée par la volonté d’avoir raison, et d’exposer ses « titres », ses « médailles » en guise de preuve pour se rassurer d’avoir « eux au moins » réussi dans la vie ! Médailles de la misère humaine… C’est ce qu’on oublie toujours de dire à la fin de l’histoire. Parce que l’histoire a rarement une fin. Elle est un éternel recommencement. La mort ou la fin d’un cycle est l’ouverture à la vie. C’est ce que nous n’arrivons sans doute pas à accepter. Alors on maintient en vie l’ancien sans se rendre compte que c’est notre foi pour la vie que nous abîmons en refusant ce qui est.

Alors, prenez le temps, les amis, la vie n’est qu’un court instant sur cette terre. Ralentissez, cessez de croire tout ce qu’on vous a raconté ( !), et écoutez à l’intérieur de vous. Recherchez le chemin qui vous permettra de « réussir votre vie », et cessez de vous acharner à vouloir prouver au monde que vous avez réussi dans la vie ! Car, je vous le dis, sur l’échelle de la paix, on s’en tape complètement !

AmourEt venez nous partager l’enseignement que la vie vous a donné. Nous avons tous besoin de ce que vous avez à dire de votre humanité.

2018-05-07T17:25:46+00:00